logo LAL-IMCCE
UFR Maths
Laboratoire d'Astronomie de Lille 1
de l'UMR8028

logo IMCCE
Centre National de la Recherche Scientifique
UMR 8028

soulignement bleu

Premières Observations de Radio Météores

Réalisées à l'Observatoire de Lille

antenne
L’observation radio de météores consiste à écouter une radio lointaine dont l’onde se reflète sur les traînées ionisées des météorides.
Ainsi l'installation d'une antenne à l’Observatoire de Lille a permis d'observer et de mesurer le courant des orionides d’octobre 2006. La station de l'Observatoire de Lille est la première du réseau français qui comprendra celles de l'Observatoire de Nancay, l'Observatoire de Haute-Provence (OHP) complété par une caméra à grand champ à l’Observatoire du Pic du Midi. Ce réseau permettra de trianguler les observations radio.

Contexte scientifique :

La poussière interplanétaire est actuellement le principal vecteur du transfert de masse à l’intérieur du système solaire. On l’observe facilement dans la lumière zodiacale et la coma des comètes pour des tailles de l’ordre du micron. Le domaine de tailles comprises entre 1 micron et 1 mètre est celui des météores.

Le dégazage des comètes peut accélérer des grains de poussières et former ainsi des courants de météoroïdes responsables des pluies d’étoiles filantes. Mais nous savons maintenant que les poussières interplanétaires  sont aussi le résultat de chocs entre astéroïdes.  Par exemple les quadrantides ou les alpha-Carpicornids étaient considérés encore récemment comme des courants orphelins ou sans corps parent connu. Au cours de ces dernières années, on a pu les identifier à 2003 EH1 et 2002 EX12.  

La connaissance de cette poussière est fondamentale pour comprendre le fonctionnement du système solaire et de ses échanges de matières. La connaissance des trajectoires des poussières et donc des courants de matière était mal connue, d’où par exemple les mauvaises prédictions pour les léonides de 1998. Les super calculateurs permettent maintenant de déterminer individuellement les orbites de centaines de milliers de particules éjectées lors de chaque périhélie des comètes. Le but du projet est d’améliorer de façon significative la qualité des observations afin d’ajuster les modèles numériques de Jérémie Vaubaillon. On espère ainsi obtenir une cartographie exhaustive de la répartition de la poussière dans le système solaire intérieur .

montage 1
Pourquoi observer en radio? :

L’originalité de la démarche est de combiner des observations optiques et radio afin d’éliminer les biais de ces deux méthodes. L’idée est d’observer les mêmes météores en optique et en radio . L’observation optique des pluies d’étoiles filantes permet de surveiller le ciel entier mais pour des particules de tailles supérieures au millimètre. En optique la sensibilité est limité par celle des récepteurs. L’observation de l’écho d’une station de radio lointaine sur la trace ionisée d’un météores est très sensible mais elle a un fort biais observationnel. En effet, on ne détecte par radio que les météores aux trajectoires perpendiculaires à l’axe de visée. Cependant l’observation radio fonctionne jour et nuit et par tout les temps.

Les observations :


Cette opération a permis à l'équipe de l'IMCCE en charge de cette opération de se familiariser avec la radio astronomie. Elle observe des émetteurs Espagnols et Portugais à 48.25 MHz. On a eu par exemple 150 échos par jour en octobre durant les orionides. Le test de ce premier observatoire va être poursuivi cette année afin de définir un protocole d’observation. Notamment, il reste à étudier différentes configurations (fréquences, positions de l’antenne, largeur de bande observée, etc…) avant de dupliquer l'opération à Nancay et a l’OHP. Les trois stations (Lille, Nancay, OHP) auront exactement la même configuration et travailleront sur les même longueurs d’onde. Les résultats seront accessibles sur le web.

Structure du projet :

  • suivi et développement des observations (F. Colas, J. Vaubaillon)

  • suivi local des observations :
    - Lille : A. Vienne, M. Fouchard
    - Nancay : F. Colas, P. Colom, J. Lecacheux
    - OHP : F. Vachier
    - Pic du Midi : F. Colas, J. Vaubaillon

  • réduction des données : J. Berthier, F. Colas

  • analyse des données : J. Vaubaillon,

montage 2

Calendrier :

2006 – Mise en service de la station de Lille (stage Lucie Maquet)

début 2007 – Exploitation de la station de Lille

mi-2007 – Mise en service des stations de Nancay et de l’OHP

juin 2007 - Workshop international organisé en France

fin-2007 - Mise en service de la caméra grand champ au Pic du Midi

2007-2008 - Développement des programmes de réduction

2008 - Traitement des données



mise à jour : 31 octobre 2006

lal at imcce.fr